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Francis MARSHALL. C'est un artiste peintre. C'est aussi un poète. On sait
qu'il est également sculpteur.
Francis MARSHALL est charpenté comme un acteur de Western, délicat comme un gentleman et troublant comme un film d'Hitchcock. C'est un créateur illimité, variantant son propos dans une féerie jamais parodiée.
Francis MARSHALL est un artiste incomparable, dont la singularité et l'exigence artistique ont à voir avec Clovis TROUILLE. Voici Francis MARSHALL
Francis MARSHALL est charpenté comme un acteur de Western, délicat comme un gentleman et troublant comme un film d'Hitchcock. C'est un créateur illimité, variantant son propos dans une féerie jamais parodiée.
Francis MARSHALL est un artiste incomparable, dont la singularité et l'exigence artistique ont à voir avec Clovis TROUILLE. Voici Francis MARSHALL
Source : Carton d'invitation / Strasbourg / 2007
Source : Die Welt / Allemagne / 2007
Photo : RUMP / 2003
FRANCIS MARSHALL, UN AUTRE SURREALISME
Un grand-père ébéniste, qu'est-ce qu'on peut souhaiter de mieux à un enfant ? Rien; et pour preuve, Francis Marshall sera élève de l'école Boulle à Paris où il apprendra la sculpture sur bois.
En 1881 Geppetto (Carlo Collodi) fabrique dans un morceau de bois (à bruler) le personnage de Pinocchio, héros miséreux d'un roman picaresque. Il n'y a pas de hasard, Francis Marshall, à partir de déchets de bois, de vieux textiles et de bas nylon, créé un siècle plus tard le personnage de Mauricette. « Mauricette vient de la terre, de la campagne. Elle est mal habillée, mal nourrie, mal élevée. Je l'aime. » Mauricette voyage dans le lit clos d'une ruralité prégnante à la limite de l'étouffement. Dieu merci, elle est vaillante Mauricette.
« La Fabuloserie », le réputé Musée d'Art Brut justement installé en Bourgogne, à Dixy, consacre à Francis Marshall une exposition permanente. Ces dernières années l'artiste a présenté à maintes occasions ses oeuvres lors d'expositions temporaires à l'étranger : New-York, Londres, dans les villes allemandes de Cologne et Bochum, et à Gand. Actuellement des oeuvres de l'artiste sont exposées à Strasbourg.
Francis Marshall créé de la poésie, c'est-à-dire des poèmes, mais aussi des installations, des sculptures en bois ou encore des personnages empaillés, des mobiles, et des tableaux.
Ce qui nous trouble chez Francis Marshall c'est l'agilité de son imaginaire : Il vogue tel un chamane dans des mondes sensuels oubliées de nous, et qu'il nous restitue. Ces mondes sont en nombre fini, car cet artiste, comme Clovis Trouille, n'est pas un nécessiteux d'un renouveau à la mode pour créer la nouveauté. De plus, il crée la surprise par le jeu intellectuel de la variation thématique. Ainsi les paysages, les personnages, les formes, le désir, les rêves, la matière, et les petites catastrophes se confondent-ils dans un même climat inquiétant, mais sans jamais se départir d'ironie, et de la consistance d'une pensée profonde. Francis Marshall dispose d'une technique picturale impeccable, aux compositions rigoureuses, qui servent exactement un propos original et subversif.
Dans ses tableaux, il n'y a qu'un pas à faire pour passer de l'objet à l'homme : l'avion, par exemple, souvent représenté avec précision et avec force, au milieu du tableau, est probablement le raccourci d'un messager de nos destinées, pas toujours angéliques.
Francis Marshall conclut ses tableaux par des cadres en bois (à bruler), sur lesquels il écrit un poème, ou une simple indication. Il est remarquable qu'au-delà de la signification des textes, le graphisme utilisé participe à la thématique du tableau, dont il renforce la capacité d'envoûtement.
Francis Marshall, pour bien restituer la plénitude de la contemplation et de l'action, du temps et de sa durée, peint à genoux les paysages : « c'est une sorte de rituel...avant tout j'ai une vision non portée sur le paysage. »
Clovis Trouille et Francis Marshall ne se sont pas connus, car le monde n'est pas parfait tous les jours.
Henri Lambert. Aout 2007
Francis Marshall prend plaisir à peindre les choses comme elles sont : ses chambres à coucher peuvent figurer dans un catalogue de vente des années 40, et ses paysages sont des plus naturels. Mais ce qui intéresse cet artiste singulier, ce sont les tensions qu’il créé en nous proposant une inversion de nos visions idéales : ainsi la campagne paisible devient-elle un lieu d’inquiétante solitude, et le huis clos de la chambre à coucher le théâtre noir d’actes sordides. Le propos résolument subversif, intense et étrange des peintures de Marshall, est renforcé par un traité pictural réaliste et traditionnel. C’est cette formule qui créé le trouble.
Un grand-père ébéniste, qu'est-ce qu'on peut souhaiter de mieux à un enfant ? Rien; et pour preuve, Francis Marshall sera élève de l'école Boulle à Paris où il apprendra la sculpture sur bois.
En 1881 Geppetto (Carlo Collodi) fabrique dans un morceau de bois (à bruler) le personnage de Pinocchio, héros miséreux d'un roman picaresque. Il n'y a pas de hasard, Francis Marshall, à partir de déchets de bois, de vieux textiles et de bas nylon, créé un siècle plus tard le personnage de Mauricette. « Mauricette vient de la terre, de la campagne. Elle est mal habillée, mal nourrie, mal élevée. Je l'aime. » Mauricette voyage dans le lit clos d'une ruralité prégnante à la limite de l'étouffement. Dieu merci, elle est vaillante Mauricette.
« La Fabuloserie », le réputé Musée d'Art Brut justement installé en Bourgogne, à Dixy, consacre à Francis Marshall une exposition permanente. Ces dernières années l'artiste a présenté à maintes occasions ses oeuvres lors d'expositions temporaires à l'étranger : New-York, Londres, dans les villes allemandes de Cologne et Bochum, et à Gand. Actuellement des oeuvres de l'artiste sont exposées à Strasbourg.
Francis Marshall créé de la poésie, c'est-à-dire des poèmes, mais aussi des installations, des sculptures en bois ou encore des personnages empaillés, des mobiles, et des tableaux.
Source : collection association Clovis Trouille
Source : collection association Clovis Trouille
Ce qui nous trouble chez Francis Marshall c'est l'agilité de son imaginaire : Il vogue tel un chamane dans des mondes sensuels oubliées de nous, et qu'il nous restitue. Ces mondes sont en nombre fini, car cet artiste, comme Clovis Trouille, n'est pas un nécessiteux d'un renouveau à la mode pour créer la nouveauté. De plus, il crée la surprise par le jeu intellectuel de la variation thématique. Ainsi les paysages, les personnages, les formes, le désir, les rêves, la matière, et les petites catastrophes se confondent-ils dans un même climat inquiétant, mais sans jamais se départir d'ironie, et de la consistance d'une pensée profonde. Francis Marshall dispose d'une technique picturale impeccable, aux compositions rigoureuses, qui servent exactement un propos original et subversif.
Dans ses tableaux, il n'y a qu'un pas à faire pour passer de l'objet à l'homme : l'avion, par exemple, souvent représenté avec précision et avec force, au milieu du tableau, est probablement le raccourci d'un messager de nos destinées, pas toujours angéliques.
Francis Marshall conclut ses tableaux par des cadres en bois (à bruler), sur lesquels il écrit un poème, ou une simple indication. Il est remarquable qu'au-delà de la signification des textes, le graphisme utilisé participe à la thématique du tableau, dont il renforce la capacité d'envoûtement.
Francis Marshall, pour bien restituer la plénitude de la contemplation et de l'action, du temps et de sa durée, peint à genoux les paysages : « c'est une sorte de rituel...avant tout j'ai une vision non portée sur le paysage. »
Clovis Trouille et Francis Marshall ne se sont pas connus, car le monde n'est pas parfait tous les jours.
Henri Lambert. Aout 2007
Francis Marshall prend plaisir à peindre les choses comme elles sont : ses chambres à coucher peuvent figurer dans un catalogue de vente des années 40, et ses paysages sont des plus naturels. Mais ce qui intéresse cet artiste singulier, ce sont les tensions qu’il créé en nous proposant une inversion de nos visions idéales : ainsi la campagne paisible devient-elle un lieu d’inquiétante solitude, et le huis clos de la chambre à coucher le théâtre noir d’actes sordides. Le propos résolument subversif, intense et étrange des peintures de Marshall, est renforcé par un traité pictural réaliste et traditionnel. C’est cette formule qui créé le trouble.
